Consolidation en cave d’un immeuble

INTITULÉRenforcement du plancher haut de la cave
NATURE OPÉRATIONProjet réalisé
ÉTENDUE MISSIONEtude et suivi du chantier
LOCALISATION3 bis place de la République
92300 Levallois Perret
TYPEImmeuble d’habitation
MAÎTRE D’OUVRAGECabinet Deslandes
SURFACE70 m2
COÛT50.000 €
PROGRAMMEMise en place d’une structure indépendante soutenant le plancher haut de la cave, création d’aérations supplémentaires, pose d’une VMC, remplacement de la tuyauterie en plomb par des tubes en cuivre brasé, remplacement du circuit électrique et cloisonnement ajouré du sous-sol.

Avant les travaux, la structure métallique soutenant le plancher haut de la cave était dans un état inquiétant en raison de l’humidité permanente du sous-sol.

L’humidimètre révèlait un très fort degré hygrométrique dans les murs et le sol : 90% sur l’échelle de l’appareil.

L’hygrométrie intérieure était nettement supérieure à l’hygrométrie extérieure ce qui démontrait un renouvellement d’air insuffisant.

Cette humidité avait pour cause le manque d’aération de la cave, les remontés capillaires et les fuites d’eau à répétition.

L’air circulait donc très mal et les murs absorbaient l’humidité contenue dans le sol.

Les augets en plâtre étaient gorgés d’eau et les solives métalliques fortement corrodées, beaucoup d’entre elles étaient présentaient un aspect inquiétant : semelles feuilletées, âmes fortement attaquées par la rouille, certaines s’effritaient au toucher.

Les augets en plâtre entre les solives s’affaissaient et certains se décollaient laissant apparaître des fentons en acier rongés par la rouille. L’état de ces derniers était susceptible d’endommager fortement le plancher qu’ils supportaient, en créant des effondrements localisés.

En outre, plusieurs linteaux comportaient des fissures structurelles.

Afin de stopper l’affaissement sans être dans l’obligation de démolir le sol du rez-de-chaussée et arrêter l’activité commerciale, la méthode la moins coûteuse a consisté à mettre en place une structure indépendante par IPN afin de soutenir la structure existante par le sous-sol.

Autrement dit nous avons posé un plancher neuf sous le plancher existant.

Les IPN ont été reliés par des briquettes creuses au dessus desquelles un bourrage à reflux a été réalisé en mortier de ciment allégé à retrait compensé. Les hourdis en mauvais état ont été piochés et les anciennes solives ainsi que les fentons ont été traités au préalable.

Les aciers mis en place ont été traités au « minium » au préalable sur toutes leurs faces et les poutres en mauvais état ont été renforcées.

Au total la hauteur sous plafond de la cave a été amputée de 18 cm environ nécessitant la découpe des cloisons en partie haute.

Puisque ces cloisons en bois étaient en mauvais état et de nature à gêner le chantier : elles ont été déposées durant le chantier et remplacées par de nouvelles cloisons en brique pleine.

Une vérification des canalisations aériennes a été effectuée par un plombier avant le démarrage des travaux afin de connaître l’état de la tuyauterie et procéder au remplacement des parties défectueuses.

Les tuyauteries en plomb ont été déposées systématiquement et remplacées par des tubes en cuivre brasé afin de réduire la concentration en plomb dans l’eau potable de l’immeuble et anticiper les normes futures.

Les canalisations enterrées ont fait l’objet d’une vérification approfondie.

Des aérations naturelles basses ont été mises en place par des conduits rigides rectangulaires de 20×30 reliés aux soupiraux, les aérations hautes existantes ont été élargies et le renouvellement de l’air a été amplifié par un extracteur électrique permanent relié au tableau des services généraux.

La circulation de l’air a été permise à l’intérieur des caves par la mise en place de plusieurs rangées de briques perforées en parties haute et basse des cloisons.

Cette solution a pour mérite d’assurer le renouvellement de l’air malgré l’encombrement des caves.

Ce chantier, réalisé en l’an 2000, était l’un des premiers chantiers de ce type suivi par notre cabinet d’architecture.

Notre cabinet assure aujourd’hui en moyenne 5 à 10 chantiers de ce type par an.

Compte tenu du nombre important d’immeubles concernés en région parisienne, la reprise des planchers hauts des caves représente aujourd’hui avec les ravalements de façade la principale activité du cabinet d’architecture Remy.